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Le Programme sur l'Homme et la Biosphère : MAB (Man and the Biosphere)

Le programme sur l'Homme et la Biosphère : MAB (Man and the Biosphere) est un programme lancé par l'UNESCO en 1971 en vue de favoriser la coopération internationale dans les domaines de la recherche, de la formation et de la diffusion de l'information concernant la conservation, l'aménagement et la gestion des écosystèmes et leurs ressources.
Son objectif est donc de continuer à développer les connaissances scientifiques en vue de gérer rationnellement les ressources naturelles et d'assurer leur conservation, de former des cadres compétents dans ce domaine, de diffuser les connaissances acquises tant auprès des décideurs de chaque pays que de la population. L'UNESCO a prévu deux structures chargées de la mise en œuvre du programme MAB.
Le Conseil intergouvernemental de coordination composé de trente membres élus par la conférence générale de l'UNESCO parmi les représentants des Etats membres de l'organisation, est l'organe directeur qui définit les orientations du MAB. Une équipe restreinte de fonctionnaires de l'UNESCO en constitue le secrétariat qui assure la coordination de l'ensemble du programme au niveau international.
Des comités nationaux en coordonnent les activités au plan national. Ils sont en général composés de personnalités scientifiques appartenant aux universités et à divers organes nationaux de recherches, et de représentants d'organismes publics ou privés concernés par les recherches sur l'environnement et la gestion de ressources naturelles.
La formation représente un élément clef du MAB ; elle est étroitement liée aux activités de recherche en matière d'aménagement de terres et de gestion des ressources naturelles.

Depuis 1989, dans le cadre de ce programme, l'UNESCO met chaque année à la disposition des Etats membres une vingtaine de bourses de recherche du MAB d'une durée de deux ans au maximum, pour les jeunes scientifiques notamment des pays en voie de développement, en vue de promouvoir la participation de nouvelles générations aux projets qui relèvent du M.A.B.
Mais, seules les demandes de bourses parrainées par le président ou le secrétaire du Comité national du M.A.B sont examinées par le bureau du conseil international de coordination du M.A.B.
Chaque comité national peut soumettre par l'entremise de la commission nationale jusqu'à deux candidatures par année, le montant de la demande par candidat ne devant pas excéder 5.000 $ US.
Il est à noter qu'à partir de 1997, en ce qui concerne les demandes de bourses M.A.B. pour 1998, chaque comité national du M.A.B pourra désormais soutenir trois candidatures. Deux des candidats ne devant pas être âgés de plus de 35 ans, tandis que le troisième ne devra pas être âgé de plus de 40 ans.
Sous l'impulsion de la commission nationale pour l'UNESCO, le comité du M.A.B. a enfin vu le jour au Togo suite à l'Arrêté interministériel n° 085/MDRE/MENRS cosigné par le Ministre de l'Environnement et celui de l'Education nationale en date du 24 avril 1994.

Les tâches assignées à ce comité, chargé de coordonner au plan national les activités du M.A.B. sont les suivantes :

- contribuer au développement des connaissances scientifiques, à la gestion rationnelle des ressources et à leur conservation ;
- participer à la formation des cadres compétents dans ce domaine ;
- participer à la diffusion des connaissances acquises tant auprès des décideurs que de la population ;
- identifier des réserves de la biosphère ;

En vue de mener à bien ces tâches, 3 commissions ont été mises sur pied. Il s'agit de :

* la commission pour la conservation et la protection de l'Ecosystème ;
* la commission pour la formation, la recherche et la diffusion dans le domaine de la biosphère,
* La commission pour l'identification des réserves naturelles de la biosphère.

Il est à noter que le président du Comité est Monsieur MOUMOUNI Abdou-Kérim, directeur des Parcs nationaux, des Réserves de Faune et de Chasses, et le secrétaire du Comité est le Professeur AKPAGANA Koffi, Professeur de biologie végétale, chef du département de botanique à la Faculté des Sciences de l'Université de Lomé.

Le Programme MOST (the management of social transformations) ou la gestion des transformations sociales

Le programme MOST (gestion des transformations sociales) a été conçu par l'UNESCO pour favoriser la recherche comparative internationale en Sciences sociales. Son objet premier est d'appuyer les recherches autonomes de grande envergure et de longue durée et d'en communiquer les conclusions et les données aux décideurs.
MOST publie par ailleurs des rapports évaluant l'état de la recherche et l'information disponible sur les thèmes précis. Le but à long terme est de contribuer à établir des liens durables entre les milieux scientifiques et les responsables politiques et de mettre en valeur la pertinence des recherches en sciences sociales pour l'élaboration des politiques.
Des groupes de liaison du MOST sont établis dans les Etats membres de l'UNESCO, pour soutenir les activités et assurer la circulation de l'information. Ces groupes de liaison comprenant des spécialistes en sciences sociales constituent les maillons du programme au niveau de chaque pays.
Au Togo, c'est le professeur Lumo Koffi KODJO, chef du département de 3e cycle à l'Université de LOME, président de la Sous-Commission nationale pour l'UNESCO pour les Sciences sociales et humaines, qui assure la présidence du groupe de liaison national du programme MOST.
Madame Irène Ashira AISSAH-ASSIH, professeur d'anthropologie à l'Université de Lomé, actuellement ministre des Affaires sociales, de la Promotion de la femme et de la Protection de l'enfance, est la vice-présidente du groupe de liaison national MOST.
La recherche dans le cadre du MOST n'est pas individuelle. Les projets font appel à des groupes ou à des réseaux de recherche provenant de plusieurs pays.
Les groupes et les réseaux de recherche désirant participer au programme doivent se mettre en rapport avec le secrétariat MOST (UNESCO - Paris), ainsi qu'avec le groupe de liaison national MOST ou la Commission Nationale pour l'UNESCO, pour obtenir des renseignements plus amples concernant la présentation d'un projet.

La Commission Océanographique Intergouvernementale

La Commission Océanographique Intergouvernementale (COI) de l'UNESCO, en collaboration avec ses partenaires au sein du Système des Nations Unies et les Organisations non gouvernementales concernées, s'attache à promouvoir et à favoriser la recherche océanographique, afin de réduire la part d'inconnu qui subsiste en ce qui concerne le rôle de l'océan dans l'évolution climatique. Un système mondial d'observation de l'océan sera mis en place pour fournir les données nécessaires à la recherche sur les changements de l'environnement planétaire, aux prévisions concernant l'interaction océan-climat, et à la gestion des ressources océanographiques.

Au Togo, le point focal de la COI est logé à l'Université de Lomé, au centre de Gestion intégrée du littoral et de l'Environnement.

Monsieur Adoté B. BLIVI, Docteur en Géomorphologie et gestion du littoral, Maître assistant au département de géographie de l'Université de Lomé et Directeur dudit Centre est le coordonnateur national de la COI au Togo